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Un article extrait du quotidien l’Eveil du Puy-en-Velay, daté du septembre, à l’occasion du colloque international sur les mammouths qui s’y est tenu.
Enseignant-chercheur spécialiste de l’évolution et de la phylogénie de la famille des éléphants, Régis Debruyne a travaillé un peu plus de trois ans en Ontario au Canada sur le projet de séquençage du génome du mammouth.
Aujourd’hui, ce paléogénéticien travaille depuis trois ans au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris.
Régis Debruyne travaille plus spécialement sur la recherche d’ADN. Il participait samedi à l’autopsie de Khroma, dont il qualifie l’intérêt scientifique « d’exceptionnel ».
« Khroma ne présente pas une très grande qualité extérieure, en revanche les tissus sont extraordinairement bien conservés. Samedi, nous avons pu travailler sur des tissus mous, le foie, les muscles, l’estomac… ça a quelque chose d’hallucinant ».
Des échantillons sur « l’extérieur » de Khroma avaient déjà été prélevés avant son arrivée au Puy-en-Velay, antérieurement à l’irradiation de rayons gamma.
On ne connaît pas précisément en effet la perturbation que peut engendrer le bombardement de rayon sur l’ADN.
Pour Régis Debruyne, il s’agira d’isoler l’ADN propre au mammouth.
Un même animal contient en effet plusieurs ADN (en particulier celui des bactéries).
Il faudra « faire le tri » pour retrouver « l’identité » de Khroma.
Le travail d’extraction de l’ADN est assez rapide (en général deux à trois jours suffisent), en revanche, il faudra beaucoup plus de temps pour savoir « lire ». Si le « puzzle » de l’ADN comporte de gros morceaux, ce travail d’interprétation sera plus facile que si l’ADN est de mauvaise qualité avec des petits morceaux. Il arrive parfois que la reconstruction de l’ADN soit impossible.

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